Diane Henry | Ordre des administrateurs agréés du Québec

Portraits d’Adm.A.

Diane Henry

Adm.A., Pl.Fin.

Associée-fondatrice | Patrimonica

Publié le : 28 novembre 2014

Madame Diane Henry est associée-fondatrice de la firme Patrimonica, un « family office » indépendant. Un concept peu connu au Québec. Pour elle, la gestion patrimoniale est une passion, sera bientôt un défi et deviendra rapidement une mission, soit de répandre les avantages aux familles fortunées de la province du Québec.

Dans cet univers « d’affaires de familles », Diane Henry se compare à un chef d’orchestre. Passionnée d’opéra, nous pouvons rapidement imaginer que son « family office » se transforme en une jeune symphonie sur la scène patrimoniale québécoise. Découvrez pourquoi Diane Henry est une mordue de la saine gestion et surtout de la gestion patrimoniale.

Qu’est-ce qui vous a attiré vers la gestion patrimoniale?

« Être le chef d’orchestre et avoir une relation sincère avec les clients. Les gens sont souvent traités en silo. Un tel s’occupe de la fiscalité et un autre s’occupe des placements! La main gauche ignore ce que fait la main droite. »

Ce manque de coordination entre les deux mains apporte son lot de mauvaise communication et d’incompréhension. Pourtant, « c’est vraiment ensemble que nous pouvons travailler de concert afin d’obtenir une vision globale des besoins d’un client. » C’est ce besoin qui a motivé Diane Henry à développer son expertise à administrer le patrimoine de ses clients.

Quel est votre parcours universitaire?

Plus jeune, elle a entrepris des études de premier cycle à l’Université de Moncton et afin d’obtenir les reconnaissances de ses diplômes au Québec, elle a suivi un certain nombre de cours à l’École des Hautes Études Commerciales de Montréal (HEC). Par la suite, elle a passé les examens de l'Ordre des CPA du Québec et a fait une maitrise ès sciences, options finances aux HEC. Finalement, elle a obtenu les titres de Pl.Fin. et d’Adm.A.

Pourquoi vous être dédié à la gestion patrimoniale?

« Les besoins de mes clients m’ont guidé vers ce domaine »

« Étant C.A., les associés de la firme où je travaillais à l’époque me référaient plusieurs clients car je savais interpréter des états financiers, des déclarations d’impôt de sociétés, etc. Ceci demandait des connaissances en fiscalité des sociétés. J’ai donc développé une expertise à travailler avec les entrepreneurs : ce qui me passionnait, car ils sont passionnés. »

Tout au long de sa carrière, Diane Henry a développé une relation de confiance avec ses clients. Elle s’est vite rendu compte qu’une indépendance professionnelle lui permettait d’être objective, de s’assurer que tout était réglementaire et, conforme et qu’elle pouvait répondre aux besoins des clients.

Donner un meilleur service à sa clientèle et administrer sainement leurs investissements a irrémédiablement donné vie à Patrimonica. Cette dernière voit le jour en 2009 et depuis 2011, elle a sa propre filiale de placements. Patrimonica administre le patrimoine de plusieurs familles multigénérationnelles, allant même jusqu’à la troisième génération. C’est tout un exploit pour Patrimonica, considérant que cette industrie est relativement nouvelle au Québec et que si nous comparons à ce qui se passe en Europe et aux États-Unis, là où les firmes administrent le patrimoine de familles depuis huit générations qui ont même leurs propres codes de déontologie familiaux.

Quels sont les avantages d’être Adm.A. lorsqu’on est CPA?

« Les titres sont complémentaires et couvrent des aspects différents. Être CPA permet d’accentuer plus sur la comptabilité et la fiscalité. Être Adm.A., permet d’accentuer plus sur la gestion et le bien d’autrui. Pour moi, j’ai besoin des deux. En tant qu’Adm.A., j’ai une vision globale des affaires…tout comme un chef d’orchestre. »

Ceci décrit merveilleusement le rôle de Diane Henry en tant qu’Adm.A. qui est en mesure de bien comprendre les propositions de tous ses collaborateurs et le rôle que chacun joue dans la gestion patrimoniale de sa clientèle.

Comment êtes-vous devenue Adm.A. et pourquoi?

« J’ai obtenu le titre de planificateur financier en 1998. Peu de temps après, des collègues avec qui je travaillais utilisaient les titres Adm.A. et Pl.Fin. Lorsque je suis devenue Adm.A., j’ai vite compris que l’Ordre accompagnait bien ses membres en leur offrant des formations spécifiques à leurs besoins et une charte des compétences qui définissait les compétences de tout administrateur. »

Cette charte, Diane Henry s’en sert régulièrement. Chaque fois qu’elle rencontre un client, elle sort ses fiches et s’assure d’avoir tout revu.

« C’est un outil qu’on devrait toujours avoir sur le coin du bureau ou avoir le réflexe de consulter. C’est complet, bien structuré, bien pensé. Vous savez, les conversations avec les clients peuvent facilement bifurquer. Le guide devient un aide-mémoire qui nous aide à couvrir tous les angles. Ça fait plus de 6 ans que je l’utilise. »

Quels sont les principaux enjeux des administrateurs agréés en gestion patrimoniale?
« L’éthique doit toujours être de l’avant. Il faut développer l'industrie avec les bonnes approches et les bonnes façons de faire ». Bonne communicatrice et vulgarisatrice des « affaires de famille », elle s’assure que les stratégies proposées vont être de longue durée.

Puisque le « family office » est encore jeune au Québec, Diane Henry se donne aussi comme mission d’éduquer les gens sur les services qu'elle offre. Souvent, ses clients potentiels recherchent ce type de services sans savoir que cela existe au Québec.

Que diriez-vous à un jeune diplômé en management qui entre sur le marché du travail?

« Si cette personne est dévouée et curieuse, elle peut considérer une carrière en gestion patrimoniale. Ce domaine demande une constante formation car il faut toujours être à jour…On est consulté pour tout ».

Questions en rafale

Livre qui lui a le plus marqué?

« La prophétie des Andes (1993) de James Redfield est un livre qui nous fait voir les relations interhumaines d’une manière différente. Les relations humaines sont la base de tout. Même en finance. »

Goût musical?

« L’opéra, surtout Wagner. Certains préfèrent faire des voyages de golf, moi je préfère faire des voyages d’opéra. Je me suis déplacée à Venise, à Paris, à Barcelone pour l’opéra. J’aime l’opéra, car c’est complet. Il y a les jeux de rôles, les voix, l’orchestre symphonique, que demander de plus? Tout ça pour le même prix! »

Mets préférés?

« Italien. C’est une cuisine savoureuse. »

Elle nous laisse sur cette phrase qui définit bien Patromonica

« L’argent n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour réaliser une fin »
 

Par Gabriela Polanco B.A.

L'auteure Gabriela Polanco. B.A. est coordonnatrice aux activités à l'Ordre des administrateurs agréés du Québec depuis septembre 2014. Elle est responsable du recrutement, des activités de formation et du portrait Adm.A.

 

Les informations contenues dans ce portrait sont exactes à la date de publication, soit en novembre 2014.

Imprimer