Jan Towarnicki | Ordre des administrateurs agréés du Québec

Portraits d’Adm.A.

Jan Towarnicki

Adm.A.

Directeur général | Autogestion Verrieres I-II-III-IV-V

Publié le : 19 décembre 2014

Qu’est-ce qui vous a attiré vers la gestion de l’immobilier?

« C’est le fruit du hasard », avoue Jan Towarnicki qui mentionnait que son boulot d’étudiant, il y a plus de 30 ans, fût pour une firme dédiée à la gestion de l’immobilier gérant un parc de plus de 3 300 appartements. Cette expérience enrichissante lui fit découvrir l’univers de l’immobilier. Il remarqua immédiatement que ses patrons étaient des généralistes, soient des administrateurs ayant des connaissances dans tous les domaines liés à la gestion de l’immobilier. Le coup de foudre fut instantané; il n’a jamais quitté cet univers depuis.

Vous dites être « un gestionnaire de grands ensembles immobiliers qui met à profit la créativité et l’innovation comme agents de changement dans le milieu de la copropriété », de quelle manière le faites-vous?

« En prenant toujours le même sentier, nous obtenons toujours les mêmes résultats ». Jan Towarnicki aime prendre de nouveaux sentiers ... de nouvelles avenues afin de créer des solutions innovatrices. Voilà où se trouvent selon lui la créativité et l’innovation.

Depuis plusieurs années sa philosophie est de concevoir et d’exécuter des projets innovateurs dans le domaine de la gestion immobilière. Par exemple, Les Verrières I-II-III-IV-V à l’Ile-des-sœurs à Verdun furent les premières copropriétés à mettre en place un programme de recyclage. Ainsi dès la fin des années 2000, ils ont pu réduire l’énergie consommée et obtenir un appui financier auprès d’Hydro Québec qui leur fit économiser plus de 25 % de leurs dépenses annuelles, soit 220 000 $. Il a aussi remis dans son état original des espaces verts avec des plantes indigènes du Québec. Celles-ci sont plus résistantes au climat local, n’exigent pas autant de pesticides et sont donc moins coûteuses en frais d’entretien. Bref, Jan Towarnicki met en pratique avec brio les principes de durabilité depuis plus de 20 ans.

Comment êtes-vous devenu Adm.A. et pourquoi?

Jan Towarnicki est un membre fondateur du Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec (RGCQ) et siège au conseil d’administration du RGCQ depuis 1999. C’est en 2012, lors de réunions du conseil d’administration du RGCQ que Me Yves Joli-Cœur, secrétaire du RGCQ, lui parla du titre professionnel Adm.A.

Jan Towarnicki remarqua qu’il partageait les valeurs et plusieurs des objectifs de l’Ordre des administrateurs agréés du Québec (OAAQ). Après son adhésion à l’OAAQ, il s’impliqua rapidement afin de rédiger plusieurs mémoires sur la saine gestion des copropriétés. Il présenta aussi à l’Office des professions du Québec, la demande d’activités réservées : administration de copropriétés. Il développa également le contenu de plusieurs formations ainsi que les critères d’évaluation des formations offertes actuellement en partenariat avec l’Université McGill et l’OAAQ.

Jan Towarnicki est navré que nous n’ayons pas au Québec plus de contrôle sur la gestion des copropriétés. En plus de s’impliquer au sein de l’OAAQ pour la saine gestion des copropriétés, il se soucie également du maintien de l’actif afin d’assurer la pérennité des immeubles.

Jan Towarnicki compare l’entretien des actifs à un milieu de vie organique. Il compare un immeuble à un corps humain. Les réseaux de canalisation sont les veines et les conduites d’air sont les poumons. S’il y a un problème dans un appartement, il se pourrait que toutes les unités en soient affectées. Son constant souci de prévoyance lui ordonne de s’investir dans l’optimisation des installations.

Quels sont les principaux enjeux des administrateurs agréés en gestion immobilière en copropriétés?

Il remarque deux changements sociaux majeurs au Québec : le vieillissement de la population et la diversité culturelle des investisseurs immobiliers.

Par conséquent, « Il faut s’assurer que la relève ait les compétences qui répondent aux changements sociaux du Québec et soit à la fine pointe de la technologie » À titre d’exemple, son personnel est familiarisé avec les certifications LEED®, les nouvelles technologies de fenestration, la ventilation, la sécurité et les communications. Ils ont aussi les compétences leur permettant d’entrer en communication avec les services sociaux pour connaître les divers services offerts à domicile, comme la vaccination contre la grippe. Tous ces aspects sont importants, car cela peut affecter la santé, le bien-être, voire le sentiment de sécurité des copropriétaires. Jan Towarnicki et son équipe doivent être toujours en mesure de répondre aux différentes demandes et être en mesure de créer de nouveaux services.

De plus, son équipe parle plusieurs langues telles que le mandarin, l’italien, l’espagnol et l’arabe et a une excellente compréhension du multiculturalisme. De nos jours, le marché immobilier québécois suscite beaucoup d’intérêt à l’international. Il y a donc beaucoup de propriétaires habitant à l’extérieur du Québec. « Si nous voulons que ces investisseurs adhèrent à des projets d’investissements, il est préférable de communiquer avec ceux-ci dans leur langue maternelle. »

Questions en rafales

Film fétiche?

« Le nom de la rose (1986), basé sur le roman d’Umberto Eco (1980) »

Le livre qui vous a marqué le plus?

« La tentation de l’innocence (1995) de Pascal Bruckner
Le principe d’humanité (2002)
La refondation du monde (2008) de Jean-Claude Guillebaud »

Préférence musicale

« Variée. Jazz, musique classique... pour du ‘pep’ la musique des années 60-70, le temps du ‘British invasion’, le début du rock ‘n roll ».

Mets préférés

« J’aime la cuisine végétarienne. Je ne suis pas un végétarien, mais j’aime ça, surtout les saveurs indiennes. Le monde des épices me fascine! »

Par Gabriela Polanco B.A.

L'auteure Gabriela Polanco. B.A. est coordonnatrice aux activités à l'Ordre des administrateurs agréés du Québec depuis septembre 2014. Elle est responsable du recrutement, des activités de formation et du portrait Adm.A.

 

Les informations contenues dans ce portrait sont exactes à la date de publication, soit en décembre 2014.

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