Nathalie Pierre-Antoine, Adm.A. | Ordre des administrateurs agréés du Québec

Portraits d’Adm.A.

Nathalie Pierre-Antoine

Nathalie Pierre-Antoine, Adm.A.

Adm.A.

Conseillère d’arrondissement, Arrondissement Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles | Ville de Montréal

Publié le : 28 septembre 2020

Vous êtes conseillère d’arrondissement dans l’arrondissement Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles de la Ville de Montréal.
Quelles sont vos responsabilités à ce poste
 ? Qu’en aimez-vous, quels en sont les défis et les « bonus » ?

Mes responsabilités à ce poste sont passionnantes et diverses. En effet, depuis 2013, j’ai le privilège de représenter les citoyens du district de Rivière-des-Prairies et de faire valoir leurs intérêts notamment au sein de l’instance décisionnelle qu’est le conseil d’arrondissement. Ainsi, en considérant l’intérêt général des citoyens, je participe à la prise de décisions visant notamment l’adoption par résolution d’orientations, de politiques et de règlements. À ce rôle de législatrice que je joue, s’ajoute celui d’administratrice visant donc à assurer la bonne marche des affaires de l’arrondissement. Bref, l’ensemble de ces responsabilités m’amènent à m’assurer que l’arrondissement est sainement géré et que les services offerts en lien avec ses champs de compétence (ex : services publics, urbanisme, loisir, culture, sport, environnement, développement social et économique) sont de qualité et répondent aux besoins des citoyens.

Il est clair que pour bien remplir mon rôle d’élue, je m’assure aussi de bien connaître l’arrondissement, surtout le district que je représente, ses enjeux et défis et particulièrement les besoins et préoccupations des citoyens. Il est donc essentiel d’être sur le terrain et de travailler pour les citoyens et avec eux en leur offrant par exemple une assistance, au besoin, pour leurs demandes auprès de l’arrondissement. Le travail de conseillère se fait en collaboration avec les directions de l’arrondissement et leurs équipes et, selon les circonstances, avec les partenaires institutionnels, privés et communautaires du territoire.

Par ailleurs, comme élue municipale, je peux être responsable de dossiers particuliers et être nommée sur des conseils d’administration d’organisations paramunicipales et sur des instances. Par exemple, j’ai eu le privilège de siéger sur le conseil d’administration de la Société de transport de Montréal (STM), et de faire partie de la Commission permanente sur la culture, le patrimoine et les sports de la Ville de Montréal pendant quatre ans. Depuis 2017, je suis à la Commission permanente sur l'inspecteur général.

Finalement, j’aime les différents aspects de mes responsabilités et surtout celui de rencontrer les citoyens et de collaborer à la réalisation de beaux projets porteurs pour eux. Quant aux défis, il y en a plusieurs. Pour en nommer un, celui de la conciliation travail-famille, surtout si on est passionnée par ce que l’on fait. Bien qu’on ait comme « bonus » une certaine liberté dans la gestion du temps de travail, les journées peuvent être quand même longues. Il faut donc trouver un équilibre en tout !

Vous avez une formation en nutrition et avez longtemps exercé comme diététiste-nutritionniste (vous êtes également membre de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec), puis occupé différentes fonctions demandant des qualités de gestionnaire, notamment des postes de gestionnaire de risque et de conseillère-cadre en gestion intégrée de la qualité dans un établissement de santé. Comment s’est effectuée cette progression ?

Comme un bon nombre de personnes, on arrive à un moment de notre carrière où on souhaite progresser et relever de nouveaux défis. Étant donné que la profession de gestionnaire m’intéressait aussi, j’ai donc décidé de retourner aux études pour obtenir une maîtrise en administration publique. Mon engagement dans mon milieu de travail dans différents projets sur des instances et des comités m’a amenée à me démarquer et à me faire connaître auprès de certains membres de la haute direction. J’ai eu l’occasion d’obtenir des mandats qui m’ont permis, de fil en aiguille, d’acquérir de l’expérience notamment en gestion de la qualité. Pour cette raison, mon projet d’intervention pour compléter mon programme de maîtrise a aussi porté sur ce sujet. J’ai été à l’affût d’opportunités afin de mettre à contribution mes compétences et pouvoir en développer d’autres. Forte de ces expériences et de ces études... je suis devenue gestionnaire !

Vous avez siégé et siégez à plusieurs conseils d’administration. Quels y sont vos apports ? Quelles qualités de gestionnaire ou compétences personnelles mettez-vous en application dans ces fonctions ?

À l’instar du conseil d’arrondissement, au conseil d’administration d’une organisation, je suis appelée à participer à la prise de décisions visant la bonne marche de l’organisation tout en m’assurant aussi que cette dernière remplit bien sa mission et ses obligations.

Ainsi, comme administratrice, je suis engagée envers la mission, la vision et les valeurs de l’organisation. Je contribue aux travaux du conseil d’administration par le partage de mon expertise, mes expériences, par mes questionnements, mes interventions et mes prises de décision.

Finalement, plusieurs qualités et compétences de gestionnaire sont utilisées dans le cadre de mes responsabilités au sein d’un conseil d’administration. Il s’agit notamment d’une vision stratégique, un sens des responsabilités, une ouverture d’esprit et curiosité, la capacité d’analyse et de comprendre des enjeux complexes, la rigueur, un sens politique, le courage de prendre des décisions difficiles, la loyauté, l’intégrité, un sens de l’éthique, la solidarité dans les décisions et des habiletés relationnelles et communicationnelles.

Quel conseil donneriez-vous à un jeune gestionnaire sur la façon de penser ou concevoir sa carrière ?

Je pense que d’avoir un plan de carrière (un but à atteindre) avec un plan de développement professionnel (moyens qu’on se donne pour atteindre ce but) est aidant. Ces moyens peuvent être, par exemple, sous forme de formation, de mentorat ou de coaching. Toutefois, il est aussi important d’être ouvert aux opportunités qui peuvent s’offrir à nous et qui peuvent conduire à un changement pour le mieux. Il ne faut donc pas avoir peur de saisir ces opportunités si elles nous sont favorables. Dans les décisions de carrière, il faut se faire confiance et cela passe aussi par une connaissance de soi, de ses forces et ses défis. Développer un réseau et entretenir de bonnes relations professionnelles / d’affaires peuvent faire également toute une différence. Finalement, pour du succès dans sa carrière, cette concoction peut aider : un brin d’ambition, un soupçon de volonté, un grain de courage, une pincée de ténacité, une goutte de patience et une cuillerée de travail !

Quel fut le plus beau coup (ou une grande fierté) de votre carrière ?

En fait, j’en ai plusieurs, mais je dirais que d’avoir obtenu la confiance des citoyens de Rivière-des-Prairies, à deux reprises, en 2013 et 2017, fait partie des tops. Ce faisant, je leur suis reconnaissante de m’avoir permis d’être aussi la première femme noire élue au niveau municipal dans l’arrondissement Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles de la Ville de Montréal. En toute modestie, j’espère que cela inspirera des jeunes, et des femmes particulièrement, issus des communautés ethnoculturelles à se lancer en politique municipale ou à investir d’autres lieux décisionnels.

Profession gestionnaire, c’est…?

Pour moi, une profession passionnante qui a plusieurs champs d’application. De plus, elle peut être définie de différentes manières. Par exemple, c’est d’assurer un leadership mobilisateur auprès d’équipes visant l’atteinte d’objectifs souhaités. C’est de bien gérer le changement. C’est aussi de prendre de bonnes décisions au bon moment.  En tout cas, c’est aussi certainement une des plus belles professions !

Pourquoi être Adm.A. ?

Pour plusieurs raisons :

Pour faire partie d’une organisation qui a comme mission de protéger le public, donc qui s’assure que ses membres offrent des services de qualité au public. En étant Adm.A., on doit notamment adhérer à un code de déontologie et répondre à des exigences minimales de formation. C’est donc un gage de qualité et de professionnalisme. Une source de confiance pour le public !

Pour m'associer à une organisation qui favorise les meilleures pratiques, le partage d’idées et de connaissances entre membres et où des ressources (ex : guides de pratiques, outils et formations) sont offertes pour soutenir professionnellement les membres.

Trois objets indispensables dans votre vie professionnelle et/ou personnelle ?

Il s’agit d’objets de la famille des technologies d’information et de communication : mon téléphone intelligent, mon agenda et mon ordinateur.

 

En rafale

  • Vous êtes sportive de haut niveau. Que pratiquez-vous ?
    Le tennis
  • Une chanson ou pièce musicale qui vous émeut ?
    Quand on a que l’amour de Jacques Brel
  • Un mot que vous trouvez beau ?
    Amour
  • Un monument historique qui vous impressionne ?
    Symbole de liberté, de justice et de démocratie : La Statue de la Liberté
  • Vous avez un super pouvoir. Quel est-il ?
    Le pouvoir de guérison
  • Quelle est l’invention domestique la plus géniale selon vous ?
    Le réfrigérateur
  • Le sens qui vous procure le plus de souvenirs ?
    La vue
  • Vous voyagez dans le temps. Où allez-vous ?
    Dans le futur.

Les informations contenues dans ce portrait sont exactes à la date de publication, soit en octobre 2020.

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