Ralph Nahas | Ordre des administrateurs agréés du Québec

Portraits d’Adm.A.

Ralph Nahas

Adm.A., C.M.C.

Publié le : 18 décembre 2015

Ralph Nahas est membre de l’Ordre des Adm.A., depuis 1985 et est C.M.C. depuis 1990. Très impliqué comme bénévole au sein de l’Ordre, il a obtenu le prix Reconnaissance en 1989.

Monsieur Nahas a notamment occupé les fonctions suivantes au sein de l’Ordre : vice-président régional de Montréal puis président régional de Montréal au milieu des années 80, membre du comité de préparation du Guide de la saine gestion et membre du comité Guide de management à l'aube des années 90. Depuis quelques années, il intervient dans les salons et événements de recrutement pour faire la promotion des titres Adm.A. et C.M.C.

Qu’avez-vous étudié et pourquoi ?

En 1971, suite à l’obtention de mon baccalauréat 2ième partie, j’avais un choix à faire : quoi étudier et quel domaine choisir ? À cette époque, la mentalité était plutôt de devenir médecin où ingénieur et, malgré mes incertitudes comme tout jeune de mon âge, j’ai opté pour l’administration et la comptabilité.

Aujourd’hui, je ne sais pas encore vraiment pourquoi j’ai choisi cette voie. Peut-être étais-je fasciné par un milieu très vaste où je pouvais laisser ma touche personnelle, où il existe toujours une place au partage d’informations et à un apprentissage continu entre le professionnel et ses clients.

Votre tout premier emploi ? Qu'en avez vous retenu ?

Suite à ma graduation en 1975, mon père n’a pas voulu que je reste au Liban à cause de la guerre civile. Grâce à ses contacts, j’ai reçu une offre pour travailler au Émirats Arabes Unis (UAE) avec un titre très intéressant : assistant chef comptable et administrateur pour la Dubaï Tobacco Compagny, filiale de la compagnie Abela Co., immense compagnie de 15 000 employés disséminés à travers le Moyen Orient et l’Europe. Un bel avantage était de pouvoir voyager à travers plusieurs pays tels que : Inde, Iran, Pakistan, Koweït, Belgique, France, etc. Ce que j’ai retenu de ce premier emploi, dépassait ce qu’on peut retenir normalement d’un premier emploi. Il fallait en premier lieu faire face à un clash culturel et social. Ensuite, ce que j’ai appris dans mes études allait seulement me servir comme référence et principes à respecter. La pratique, c'est autre chose. Et surtout, j’ai compris que le temps disponible pour prendre une décision était de l'ordre de l'instantané et qu’il fallait toujours prendre en considération les conséquences de ses choix.

Vous travaillez en pratique privée. Vous intervenez principalement dans quel cadre, pour quels types de mandats ?

Présentement, j’opère principalement dans le domaine du litige et de la planification fiscale. Je représente des clients (individus et corporations) auprès des instances fiscales et je remplis certains mandats de planification fiscale. Aussi je siège à plusieurs conseils d’administration dans le domaine sportif. Dans le passé, j’ai eu des mandats de restructuration, en ressources humaines, des études de marchés canadien et international, de conseiller externe au président de certaines corporations et institutions.

Quelles sont les principales difficultés ou principaux défis que vous avez pu rencontrer en tant que conseiller en management ?

Le plus grand défi que je rencontre est lié au manque d’encadrement de la profession : j’opère dans un domaine qui a un petit côté free for all. Autant on a régularisé le domaine comptable, autant on a laissé le domaine de management sans aucune structure. Beaucoup d’intervenants sur le marché se donnent le titre de conseiller en management même s’ils n’ont pas les qualifications requises. La majorité de ces personnes n’ont aucune restriction, ne suivent pas de formation continue et, par conséquent, ne laissent pas une bonne impression auprès du public et peuvent donner mauvaise presse à la profession. La présence de l’Ordre des ADMA et l’existence du titre de conseiller en management certifié aide à établir un équilibre.

Vous siégez donc à des conseils d'administration dans le domaine sportif...

Mon implication sur les conseils d'administration dure depuis 20 ans. Ce sont surtout pour des associations sportives (soccer ou hockey) dans une région ou dans un club donné. Les membres de ces associations vont de 1 000 membres pour un club à 27 500 pour une région. Les conseils d'administration gèrent des budgets annuels variant de quelques centaines de mille jusqu'à quelques millions de dollars. Il y a des employés permanents qui gèrent le quotidien et les politiques de contrôle sont établies par les C.A.

Au début, j’avais trouvé l’expérience très frustrante : on retrouvait très peu de professionnels autour de la table. Après un certain temps, j'ai trouvé mes fonctions intéressantes et satisfaisantes. Je retourne un peu de ce que je reçois et je sens que je fais une différence dans la planification organisationnelle et la gestion responsable de ces associations.

Pour vous, quelle est la valeur ajoutée de porter le titre Adm.A. aujourd’hui ?

Mon principe a toujours été : ne demande pas ce que ton titre professionnel peut t’apporter mais ce que tu peux apporter à ton titre professionnel. Je suis d’accord qu’un titre professionnel nous apporte une certaine reconnaissance auprès de la clientèle. Pour mes mandats, c’est un atout très important puisque ça solidifie ma présentation lors de mes interventions.

Quel autre métier auriez-vous pu faire ? Pourquoi ?

En y pensant, ce serait probablement avocat ou psychologue en milieu de travail, pour le contact humain et la possibilité de faire une différence dans la vie des gens.

Avez-vous des sites Internet que vous aimez consulter ?

J’aime consulter les sites des universités à travers le monde dans le secteur du management, ainsi que différentes associations professionnelles mondiales dans ce milieu.

 

Les informations contenues dans ce portrait sont exactes à la date de publication, soit en mai 2015.

Imprimer