Ronald Bannon, Adm.A., F.C.M.C. | Ordre des administrateurs agréés du Québec

Portraits d’Adm.A.

Ronald Bannon

  • Adm.A., F.C.M.C.
  • PDG | Asselin Bannon Conseils en management stratégique

Publié le : 31 mai 2013

Monsieur Bannon est consultant en management certifié (C.M.C.) depuis 1997. Il agit à titre d’expert-conseil en stratégie et commercialisation internationale des innovations technologiques et manufacturières. Il œuvre autant dans les milieux paragouvernementaux que privés, et ce, autant auprès de très petites entreprises que de grandes entreprises. À ce jour, il a participé à plus de 500 projets commerciaux dont le rayonnement international se déploie sur plus de 30 pays.

Cet entrepreneur chevronné a lui-même innové et commercialisé dans les années 80 en créant la balle Aki. Un succès international attend cette petite balle multicolore. Les règles du jeu, bien que simples sont fort ludiques. En effet, on lance la balle avec n’importe quelle partie du corps, sauf les mains, en évitant qu’elle ne tombe au sol, on peut y jouer seul ou à plusieurs. La commercialisation de cette invention amènera Monsieur Bannon à parcourir plusieurs pays.

Après quelques années de courses effrénées, il vend ses droits de la balle Aki et retourne, après quelques années, aux études et obtiendra en 1996 un MBA à l’UQAM. L’expérience acquise par Monsieur Bannon avec ce produit et la commercialisation qu’y s’en est suivie a certainement permis à celui-ci d’acquérir une expérience hors du commun qui à son tour en fait aujourd’hui bénéficier ses clients.

Comment vous décrivez-vous ?

Je suis d’abord un entrepreneur et je désire partager ma passion avec d’autres entrepreneurs. Je souhaiterais être une source d’inspiration pour ceux et celles qui croient en leur capacité de se surpasser et d’accomplir des projets de vie extraordinaires. C’est ce que j’ai vécu avec le lancement et la commercialisation de la balle Aki.

Quels sont vos défis au quotidien ?

J’œuvre dans un secteur exigeant qui n’accepte aucun compromis. Je suis un facilitateur entre des entreprises du Québec et de grandes entreprises peu importe où elles se situent dans le monde et qui sont à la recherche d’innovations, afin de se doter d’avantages stratégiques et concurrentiels. Ce qui demande de se tenir informé des tendances et des choix technologiques. Ainsi, les progrès et les appareils mobiles transformeront la façon dont les entreprises feront des affaires d’ici les 5 prochaines années. Des compagnies aussi importantes que Microsoft par exemple ont dû s’ajuster pour demeurer compétitives.

Au quotidien, je rencontre trois principaux défis : tout d’abord, il faut donc bien comprendre les technologies complexes et leurs applications innovantes. Ensuite, de façon pragmatique il faut bien identifier les produits, les marchés et leurs débouchés. Finalement, il faut évaluer la capacité d’entreprendre des clients, leurs aptitudes, leurs habiletés, leur capacité à faire face à de grands défis, de gérer le changement tout en tentant de combler leurs aspirations.

Quels sont les enjeux pour les jeunes sur le marché du travail ?

Les jeunes maîtrisent les technologies. Ils ont grandi dans les garderies et donc possèdent de grandes habiletés sociales et de communications. Bon nombre sont scolarisés et « branchés ». Cependant, pour réussir comme entrepreneur, il faut également démontrer de la transparence, de l’intégrité et de l’assiduité.

Que diriez-vous à un jeune diplômé pour lui faire connaître notre profession ? Si tu as des valeurs morales et d’éthique non négociables et que tu veux travailler avec des professionnels de la gestion, viens te joindre aux Administrateurs Agréés. Un groupe de professionnels qui travaillent dans l’intérêt de vouloir s’améliorer.

D’après vous quels sont les enjeux pour les administrateurs agréés ainsi que de C.M.C. ?

Le principal enjeu est celui de la visibilité. Cette responsabilité ne revient toutefois pas qu’à l’Ordre : il appartient à chaque membre d’avoir la fierté de promouvoir les avantages d’appartenir à l’Ordre.

Par ailleurs, si notre titre pouvait nous donner accès à un champ de pratique réservé qui relève non seulement de la gestion mais également de la capacité de créer de la richesse collective. Aussi, les Adm.A. pourraient contribuer davantage en prenant une part active dans la gestion publique au Québec.

Actuellement, je suis préoccupé par le fait que le gouvernement fédéral délaisse les exigences du titre C.M.C., dans certains ministères, au profit du titre CITP (Certified International Trade Professional) ou en français PACI (Professionnel Accrédité en Commerce International), géré par le Forum for Internationnal Tade Training (FITT). En effet, le titre CITP ou PACI est maintenant requis, voire obligatoire pour les nouveaux fonctionnaires du fédéral qui travaillent au Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international (MAECI).

Adm.A, C.M.C. Pourquoi ?

J’ai découvert le titre C.M.C. alors que je faisais un stage à Boston (États-Unis). Je suis d’abord devenu Adm.A. en 1996 et ensuite C.M.C. l’année suivante. Faire partie d’un ordre professionnel, c’est la volonté de se regrouper avec d’autres professionnels pour partager le savoir, savoir-être et savoir-faire à travers des pratiques d’affaires. Partager une charte de compétences, un code de déontologie qui définit où sont les limites et une identité qui nous rallie et que nous partageons tous et toutes en tant que membres d’une même profession.

Entrevue réalisée le 13 mai 2013 par Line Lacroix, Adm.A.. Line Lacroix est membre de l'Ordre des administrateurs agréés du Québec depuis 2006 et agit comme bénévole. Elle a reçu le Prix Reconnaissance 2012 lors du Congrès de l'Ordre en janvier 2013. Les informations contenues dans ce portrait sont exactes à la date de publication de l'entrevue.

MAJ : Ronald Bannon est devenu Fellow C.M.C. en 2013.

Les informations contenues dans ce portrait sont exactes à la date de publication, soit en mai 2013.

Imprimer