Le mentorat, un apprentissage réciproque | Ordre des administrateurs agréés du Québec

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Le mentorat, un apprentissage réciproque

Paul Lapensée, Adm.A.

Publié le : 12 septembre 2019 | Dernière modification le : 18 septembre 2019

Mes amis et collègues me demandent souvent pourquoi j’aime tant agir comme mentor pour des jeunes entrepreneur(e)s, étudiant(e)s ou salarié(e)s. Pour moi la réponse est évidente : avoir l’opportunité d’aider des jeunes à atteindre leurs objectifs et à vivre leurs rêves professionnels est tout ce dont j’ai besoin pour me motiver à poursuivre cette activité.

La relation de mentorat

La relation de mentorat permet au mentoré(e) de profiter d’un apprentissage accéléré au niveau du savoir-être. Le mentor s’appuie sur son expérience de travail et de vécu afin de guider le mentoré dans ses démarches et réflexions pour le développement de son entreprise ou de sa carrière. Le focus étant sur le savoir-être versus le savoir-faire, le mentor encourage le mentoré à prendre ses propres décisions et à trouver ses propres solutions afin de résoudre les défis auxquels il fait face.

La relation de mentorat fonctionne dans les deux sens. En effet, elle permet également au mentor d’étendre ses connaissances dans plusieurs domaines diversifiés et de vivre des moments de haute voltige en accompagnant les mentorés. L’énergie des jeunes est contagieuse et le mentor bénéficie de leurs regards neufs sur des situations et problématiques courantes et innovatrices.

Cette relation à double sens est fondée principalement sur la confiance et la complicité. Ces deux conditions, absolument nécessaires pour une relation de mentorat réussie, se manifestent (ou pas !) assez rapidement. La transparence, l’écoute active, le professionnalisme, la discrétion et un intérêt marqué pour le projet du mentoré sont des traits ou qualités non-négociables qu’un mentor doit posséder et exhiber en tout temps. De son côté, le mentoré doit être ouvert aux nombreux questionnements mais aussi aux quelques conseils de son mentor. Une relation positive commence lorsque les deux parties ont hâte à la prochaine rencontre !

Peut-on mentorer n’importe qui, dans n’importe quel domaine  ?

Au fil des dernières années, j’ai par exemple eu l'occasion de mentorer des jeunes entrepreneurs issus de Montréal inc (ainsi que de leur programme Entreprendre au Féminin), de Futurpreneur, du CENTECH, du Coopérathon de Desjardins, des étudiants du HEC, ainsi que des gestionnaires séniors œuvrant dans les TI ou dans le domaine de la consultation. Mes quarante années d’expérience de travail, dont trente comme cadre supérieur généraliste, me permettent de mentorer un vaste éventail d’individus oeuvrant dans des domaines très variés.

Aussi, puisque le mentorat est axé principalement sur le savoir-être, et que les bonnes pratiques qui y sont rattachées sont relativement universelles, il procure aux mentors une grande flexibilité. Ceci étant posé, il est certain qu’une connaissance de base dans le domaine d’activité du mentoré est un atout.

Combien de temps doit durer une relation de  mentrorat ? Les relations formelles peuvent varier entre six mois et trois ans. Par contre, les relations informelles peuvent durer beaucoup plus longtemps. Il y a par exemple des mentorés que j’ai rencontrés il y a plus que dix ans et avec lesquels je maintiens un contact encore aujourd’hui.

L’opportunité de faire partie de certains des succès des mentorés, de constater la progression des entrepreneurs, étudiants ou gestionnaires, est une belle récompense, complémentaire aux beaux moments passés ensemble à discuter de leurs ambitions. Parfois, on vit même de véritables bons coups comme mentor. Pour moi, ce fut l’opportunité de mentorer l’équipe « Watergeeks » qui fut la grande gagnante du Coopérathon Desjardins édition 2018 (plus de 200 équipes participantes).

L'Ordre des Adm.A. propose aussi un programme de mentorat à ses membres. En savoir +

 

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Paul Lapensée, Adm.A.
  • Président d’Alta Vista Consultants et mentor