Portraits étudiants | Ordre des administrateurs agréés du Québec

Portraits étudiants

Publié le : 15 mai 2017 | Dernière modification le : 28 juin 2017

Tima Gros, étudiante affiliée de l'Ordre (entrevue réalisée en août 2015)

À l'occasion de la rentrée, découvrez Tima Gros, une étudiante de deuxième cycle en conseil en management de l’École de gestion de l’UQAM (ESG), qui, depuis son affiliation à l’Ordre des Adm.A, n’hésite pas à s’intégrer au réseau des Adm.A. et des C.M.C. et à participer à l’organisation de leurs activités.

De la France au Québec, comment traduisez-vous votre expérience de travail dans le marché de travail québécois ?

« C’est difficile ! En arrivant ici, je venais justement de changer de métier. Après avoir fondé et dirigé une association de sensibilisation et de formation au développement durable, j’avais repris des études dans le domaine de la psychologie organisationnelle. Or, pour pratiquer la psychologie au Québec, il faut être titulaire d’un doctorat et faire partie de l’Ordre des psychologues du Québec. À moins de repasser par la case départ, j’ai vite compris qu’il fallait que je me refaçonne une identité professionnelle. C’est la raison pour laquelle j’ai intégré le MBA en conseil en management à mon cheminement professionnel. Je suis passée d’une approche de « défense des salariés » à l’accompagnement des dirigeants, et ce, dans des contextes culturels et des rapports au travail très différents. »

Pourquoi avez-vous choisi le programme en conseil en management de l’ESG-UQAM ?

« Je voulais côtoyer des personnes qui ont déjà une expérience professionnelle et qui sont ancrées dans leur milieu ».Qu’est-ce qui a motivé votre adhésion en tant qu’étudiante-affiliée de l’Ordre des Adm.A.?« Après une présentation en classe sur les titres professionnels d’administrateur agréé (Adm.A.) et conseiller en management certifié (C.M.C.) par l'Ordre des Adm.A., je me suis dit que ce serait une très bonne façon de m’intégrer et de démarrer un réseau professionnel au Québec. Cela me permet également d’avoir l’occasion de mieux connaitre l’Ordre avant de m’y inscrire pour de bon à la fin de mon programme. »

D’après vous, pourquoi le conseil en management prend autant d’ampleur aujourd’hui ?

« On attend souvent des gestionnaires qu’ils/elles soient des super héros, qu’ils assurent sur tous les fronts. Or, quand j’étais directrice, j’ai beaucoup souffert de l’isolement face aux prises de décision. Un regard extérieur aurait été plus que bienvenu ! Cela m’aurait aidé à prendre du recul. Je pense que nous vivons dans un monde dans lequel faire appel à un tiers n’est plus considéré comme une marque de faiblesse, mais au contraire une nécessité pour donner un second souffle à son organisation, favoriser l’innovation, accompagner les nombreux changements... Dans certains cas pour rester compétitif, c’est même vital ! »

Quel type d’entreprise aimeriez-vous obtenir après votre MBA ?

« J’aime par-dessus tout accompagner les individus et les groupes dans des moments de changements en favorisant l’innovation et la créativité. Pour cela, je trouve indispensable de ne pas faire partie de l’organisation que j’accompagne. La fameuse position de tiers aide à avoir un regard plus juste et à tenter de s’approcher de l’objectivité. Donc dans un monde idéal, je souhaiterais intégrer un petit cabinet à échelle humaine, d’abord parce que je crois profondément au travail d’équipe et à l’intelligence collective et ensuite parce que je dois bien avouer que j’ai besoin, pour me déployer, d’un climat de travail basé sur la confiance. »

De quel projet êtes-vous le plus fier ?

« L’association que j’ai contribué à créer avec mon mentor en France. En partant d’une simple idée, nous avons réussi à fonder une structure innovante avec une équipe de 12 salariés au service d’une cause plus grande que nous : accompagner différents acteurs dans leurs démarches de développement durable. J’ai eu l’honneur de la diriger pendant 6 ans, puis j’ai passé le relais. Elle fonctionne toujours. »

La meilleure leçon tirée de votre pire expérience professionnelle ?

« J’ai frôlé l’épuisement professionnel. Cela m’a fait comprendre à quel point il était fondamental de trouver son équilibre entre sa vie privée et sa vie professionnelle. J’ai décidé qu’il fallait toujours que je trouve du plaisir et du sens à ce que je faisais. Je suis bien plus efficace avec ces deux ingrédients. Si ce n’est pas le cas, désormais, je n’hésiterai pas à me réinventer. »

En rafale

•Travailler localement ou à l’international ? Localement.
•OBNL ou privée ? Peu importe, c’est l’organisation humaine qui m’intéresse.

Thomas Baracos, étudiant affilié de l'Ordre (entrevue réalisée en avril 2016)

Thomas Baracos est un jeune administrateur curieux. C’est d’ailleurs sa curiosité qui le mena à l’Ordre des administrateurs agréés du Québec l’automne dernier alors qu’il comptait s’intégrer au système professionnel québécois en tant qu’étudiant. Si sa curiosité le mena vers l'Ordre, c’est sa proactivité qui le poussa à rencontrer plusieurs membres séniors en service-conseil et à générer les opportunités de réseautage, voire de bénévolat au sein de l’Ordre. Thomas Baracos est étudiant affilié Adm.A. depuis le mois de novembre 2015. Il est titulaire des certifications CFE (Certified Fraud Examiner) et CIP (Competitive Intelligence Professional).

Parlez-nous de votre parcours professionnel

Lors de mes débuts professionnels comme officier en logistique au sein des Forces armées canadiennes, j’ai découvert le monde du renseignement. J’ai par la suite décidé d’orienter ma carrière vers l’intelligence économique et après avoir obtenu une maîtrise en renseignement à Londres, j’ai travaillé pour un cabinet international de gestion de risque. J’y ai mené près de 150 enquêtes dans 20 pays sur 3 continents et en 4 langues. Aujourd’hui, je me suis lancé en affaires comme consultant indépendant.

Qu’étudiez-vous actuellement ?

Je suis inscrit au certificat professionnel de conseil en management de l’université McGill. L’objectif principal du programme est l’apprentissage des outils, des procédés et des meilleures pratiques employés par les consultants pour résoudre les problèmes de gestion et améliorer la performance des entreprises.

Pourquoi avez-vous choisi ce programme ?

Le renseignement est d’abord et avant tout un outil de support à la prise de décision. C’est pourquoi afin d’augmenter la portée et l’impact de mes services en renseignement, il est essentiel que je raffine ma capacité à mener des interventions en entreprise. Ce programme m’aide donc à améliorer mes compétences pour être un consultant plus efficace.

Qu’est-ce qui vous attire en conseil en management ?

Alors que le renseignement sert à éclairer les décideurs, le conseil en management sert à traduire l’analyse en actions. Leur combinaison me permet d’offrir des solutions complètes : de l’établissement des faits à la mise en œuvre en passant par la prise de décision. Mes compétences de conseil en management m’aident donc à me démarquer comme consultant en renseignement.

Qu’est-ce qui vous attire en administration ?

La valeur d’une idée dépend de son exécution et la valeur de l’exécution dépend de la gestion des ressources. En aidant les administrateurs à clarifier des situations d’affaires opaques et à agir en toute confiance, je participe concrètement à la réalisation de leur vision. C’est donc la possibilité de participer à quelque chose de plus grand que moi qui m’attire en administration.

D’après vous, quelle est la valeur du conseil en management dans le monde des affaires québécois, autant ici qu'à l’international ?

Tant ici qu’à l’international, aujourd’hui le succès en affaires dépend de l’obtention et de l’utilisation rapides d’une information précise. De ce fait, le conseil en management permet aux administrateurs d’accéder à cette information par l’entremise d’experts spécialisés qui partagent leurs connaissances et préparent des solutions basées sur l’action.

Quels sont vos projets après l’obtention de votre diplôme ?

Je veux aider les entreprises d’ici à utiliser le renseignement pour affronter le marché et demeurer compétitives. Pour ce faire, je continue à développer ma pratique indépendante de service-conseil.

Que représente pour vous, l’obtention d’un titre professionnel tel que C.M.C.?

Comme consultants, notre valeur est égale à notre réputation. Donc au-delà d’être une marque de prestige, le titre C.M.C. est un gage de confiance. Il témoigne du professionnalisme et de l’expertise du consultant qui le détient.

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Julie Bernard, étudiante affiliée de l'Ordre (entrevue réalisée en août 2016)

Parlez-moi un peu de votre parcours professionnel

J’ai été embauchée pour faire partie de l’équipe du Groupe investissement responsable (GIR) en janvier 2013. J’ai d’abord été recherchiste, puis agente de droits de vote et ensuite analyste en investissement responsable. J’ai également occupé le poste de coordonnatrice du service des procurations de septembre 2014 à septembre 2015. J’ai un baccalauréat de l’Université d’Ottawa et une maitrise de l’École nationale d’administration publique (ENAP). Je suis actuellement auxiliaire de recherche à la Chaire de recherche du Canada sur l’internalisation du développement durable et la responsabilisation des organisations et auxiliaire d’enseignement pour Luc Brès.

Qu’étudiez-vous présentement ?


Je suis actuellement étudiante au doctorat à la Faculté des sciences de l’administration, spécialisation en management, à l’Université Laval. J’étudie divers enjeux qui touchent l’investissement responsable. J’effectue mon doctorat sous la direction du Pr. Olivier Boiral.

Pourquoi avez-vous choisi ce programme ?

Le choix du programme est important, mais pas autant que le choix du directeur de thèse. Le directeur de thèse, dans ce contexte, est très important, et c’est lui qui m’a amenée à Québec. Je désirais étudier certaines questions en investissement responsable, mais pas nécessairement d’un point de vue de rentabilité ou d’optimisation de portefeuille. Je ne voulais pas être dans un programme de finance. Le programme de management de l’Université Laval me convenait et mon directeur de thèse a tous les outils nécessaires pour que je mène à terme ce projet.

D’après vous, quelle est la valeur du développement durable dans le monde des affaires québécois ?

Tout dépend de ce que l’on entend par valeur. Je crois qu’il est peut-être temps de s’éloigner de la question de performance et de la définition de valeur (dans le contexte spécifique du développement durable) en tant que « ce que vaut un objet susceptible d'être échangé, vendu, et, en particulier, son prix en argent » pour s’approcher plutôt de « ce qui est posé comme vrai, beau, bien, d'un point de vue personnel ou selon les critères d'une société et qui est donné comme un idéal à atteindre, comme quelque chose à défendre » .

La Revue interdisciplinaire du développement durable a d’ailleurs fait paraître en 2013 un numéro intéressant sur la question de la valeur du développement durable. On y discute de sujets comme l’ambivalence contemporaine de la signification de la « valeur » et on tente de répondre à certaines questions telles que : donner un prix au carbone permet-il de combattre l’effet de serre ? Donner une valeur monétaire à la biodiversité est-elle la meilleure voie pour protéger la nature ? Le prix de l’eau reflète-t-il la valeur de ce bien commun ? Vous pouvez consulter le préambule sur le site Internet www.cairn.info.

Quels sont vos projets après l’obtention de votre diplôme ?

Il me reste encore au moins trois années avant l’obtention de mon diplôme. Mes aspirations et mes projets ont le temps de grandement évoluer, tout comme le marché du travail et le financement universitaire.

Que représente pour vous, l’obtention d’un titre professionnel tel que l’Adm.A.?

Comme mentionné dans la description du titre Adm.A, l’assurance responsabilité professionnelle, le respect du code de déontologie et le développement de compétences grâce au programme obligatoire de formation continue démontrent la souscription à des hauts standards de professionnalisme, de rigueur, d'éthique et de compétence. Je suis d’ailleurs surprise que ce genre de standard ne soit pas plus exigé dans certains postes.

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